Sport et Entreprise, une attirance réciproque

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Communiquer par le sport : une réponse au contexte économique actuel ?

Table Ronde n°2
Sport : un outil de mobilisation et de cohésion

vendredi 8 janvier 2010

Philippe Lucas cherche sponsor

Philippe Lucas, entraîneur de natation, a lancé une structure d'entraînement privée. C'est une première en France pour ce sport. Pour le faire vivre, il lui faut des fonds. 100% privés, vous l'aurez compris. Trois annonceurs sont déjà dans le bateau: Direct Energie, Born For Sport et JES. Pour les rejoindre, selon le quotidien Les Echos il y a deux offres : partenaire principal moyennant 250.000€ ou partenaire officiel pour 90.000€. Les prestations offertes pour chacun des packages sont floues. Selon le journal, il serait possible d'afficher sa marque sur les équipements, de s'attacher l'image de la team notamment pour des campagnes pub ou pour monter des opérations commerciales, de réaliser des RP en pénétrant dans les coulisses de l'équipe et enfin de bénéficier durant deux jours des services de Philippe Lucas ou de... Laure Manaudou, ambassadrice de l'équipe. On ne sait pas quel package offre quoi. Quoi qu'il en soit, ça mérite de rencontrer la team pour en savoir plus et peut être s'offrir l'image de Laure Manaudou. Cela pourrait d'ailleurs sensibiliser Seat qui, toujours selon Les Echos, chercherait une ambassadrice pour toucher une cible plus féminine. Or aujourd'hui elles ne sont pas nombreuses à être aussi médiatique. En dehors de Seat, les marques ciblées par la team doivent être populaires et s'adresser à une consommation de masse, non sélective. Car l'image de Lucas n'est pas facile à véhiculer. Ses fulgurances, son look, ses coups de gueules sont autant ses atouts que ses défauts d'un point de vue marketing. De plus, la team surfe encore sur l'image des résultats de Manaudou à Athènes aux JO de... 2004 ! D'ici aux prochaines olympiades, huit années seront passées. Les nageurs de cette équipe ont-il l'étoffe pour une médaille? La roumaine Potec présente certaines garanties. Mais elle est roumaine justement et le public francais (et par extension une marque française) n'ont que faire des exploits de cette protégée de Lucas. Il y a d'autres athlètes qui peuvent se faire remarquer mais aucun favori. Parier sur le buzz en France d'une médaille de la roumaine serait sûrement une erreur. Le succès d'une association entre une marque et cette équipe repose sur sa capacité à gérer et exploiter l'image de Philippe Lucas. Un exercice de style pas évident tant il semble aimer les surprises et rebondissements mais pas impossible, Direct Energie a su le faire. S'associer avec lui est aussi un moyen rentable de se lier aux JO de Londres en 2012 à moindre frais tant qu'on ne tombe pas dans le piège de tout miser sur une médaille. La natation doit aussi être au cœur du dispositif, du message (il n'y a pas que Lucas). N'oublions pas que c'est l'une des deux disciplines phares des Jeux avec l'athlétisme.